V47 Vallée-du-Loir-à-Vélo. Premier aperçu

Axe important au départ de Paris.

La vallée du Loir est très longue (officiellement 317 km). Elle commence réellement à Illiers-Combray près de Chartres et termine sa course à Briollay, un peu avant Angers. C’est donc une opportunité exceptionnelle de circulation radiale pour quitter Paris ou pour y aller.

S’appelant V41 dans l’Eure-et-Loir puis dans le Loir-et-Cher (c’est fait!) , elle prend le numéro V47 en quittant Montoire. La véloroute conservera ce numéro dans la Sarthe. Personne ne reprochera aux aménageurs du Maine-et-Loire de conserver ce numéro qui n’apparaît pas au schéma national.

Voir la numérotation des véloroutes françaises.

C’est une petite vallée très douce, très rurale qui présente beaucoup de charme.


Le parcours qui nous concerne est assez direct. La véloroute suit la vallée du Loir  en empruntant des petites routes. La vallée s’est élargie et le Loir aussi. Une portion de voie verte existe en sortie ouest de Troo sur plusieurs kilomètres, sur une ancienne voie ferrée, mais qu’il reste à revêtir.

V47carnetRoute

Ensuite, on suit au plus près la rivière qui a pris de l’ampleur. Passé Couture, l’itinéraire est un peu sinueux pour rejoindre la rivière à Ruillé-sur-le-Loir. Au total, cette branche totalise au maximum 23 kilomètres. Puis la véloroute entre dans le département de la Sarthe où c’est aménagé et jalonné.


Sortie de Montoire.150309V41.152RR

Notre point de départ est la grand’place de la ville. Baptisée Place Georges-Clémenceau, c’est en fait un immense parking et aussi un immense giratoire… où tournent imperturbablement les voitures… et aussi les cyclistes. Ceux-ci, pas fous, circulent souvent sur la place elle-même pour aller d’un point à un autre.

150309V41.151RecadreA l’angle ouest, le premier panneau est installé fièrement et annonce la couleur: La ville de La Flèche est à 90 kle_loir_a_velo-60x60-_0m ! Déjà! (cliquer sur l’image). Le logo, de couleur vive, nous parait être bien visible dans des situations complexes.  Nous commençons donc avec fierté par une rue assez fréquentée.

La ville est d’architecture traditionnelle de qualité, où on se promène avec plaisir. A vélo, la visite est opportune.IMG_20150725_150959

Par contre la rue Saint-Oustrille, qui supporte la RD 9, est assez fréquentée. On sera vite soulagé de tourner à droite vers l’avenue de la Madeleine. C’est cette fois la RD 10 et parfois on constate des vitesses exagérées. A contrôler plus souvent !

Au lieu-dit La Madeleine, on tourne à droite et tout devient plus calme. Plusieurs édifices sont à admirer en passant. Sur cet itinéraire, la plupart des constructions surprennent par leur ancienneté et leur élégance.

Nous observons ici une chapelle romane et une sorte de grande grange médiévale.

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A Saint-Jacques-des-Guérets, petit village de 95 habitants, l’église romane est entourée par le cimetière comme cela se faisait autrefois. C’est aujourd’hui très rare. En néerlandais, le cimetière se dit « Kerkhoven », ce qui signifie littéralement le « jardin de l’église ». 

A l’intérieur, on découvre des fresques murales du 12 ème siècle de toute beauté.

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De l’autre côté de la rivière, s’impose le village de Troo, bâti sur le côteau avec de nombreuses curiosités, dont surtout des maisons troglodytiques.

C’est un important terminus d’un célèbre train touristique qui vient de de Thoré-la-Rochette, près de Vendôme.

Plus loin, nous continuons d’ailleurs sur la plateforme de la voie ferrée qui, à cet endroit est déclassée et déferrée. La signalétique jaune nous montre que ce n’est pas fini, et c’est bien vrai.

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On roule sur la plateforme, mais c’est juste un sentier. Avec la sécheresse 2015, l’herbe est absente. Qu’en sera-t-il en d’autres périodes de l’année? Le parcours sera intéressant, extraordinairement calme, en considérant aussi des débroussaillages nécessaires (si c’est possible) pour dégager des vues sur la rivière en contrebas.

On descend ensuite vers la vallée jusqu’au « Vieux Bourg » d’Artin, en bord de rivière. Toujours des constructions médiévales et des bâtis attachants. Le Loir grossit très vite au fil des kilomètres.

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A partir du Vieux Bourg d’Artin, les routes sont excellentes eIMG_20150729_165608t absolument calmes. C’est le repos absolu. C’est à recommander.

D’ailleurs on voit des piétons en promenade, d’autant que nous longeons souvent le Loir.

Couture-sur-le-Loir: On arrive rapidement à ce village calme avec quelques commerces. Les clochers deviennent plus hauts et plus pointus à l’approche de l’Anjou.

L’objectif de l’itinéraire est d’éviter la RD10 qui a tout de même un petit trafic rapide. On se dirige donc vers le sud de la vallée, non loin des vignobles des Coteaux du Loir (pas encore goûté). Des caIMG_20150729_170145ves seront visibles à Ruillé et au-delà… Mais c’est du Jasnières (pas goûté !)

La Possonnière : le trajet est un peu sinueux mais l’arrivée à la Possonnière est tout de même un moment fort. Toujours par des routes très calmes. Attention, il faut prévoir un délai suffisant pour une bonne heure de visite. La demeure natale de Pierre de Ronsard mérite bien ça !

On suit alors le Loir sur plusieurs kilomètres dans un calme exceptionnel.

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Le lieu-dit « L’Isle Verte » est en fait un merveilleux espace de détente et de jeux pour les enfants, en bord de rivière, très large en cet endroit.

Plus loin, de nombreuses familles louent des petits espaces avec cabane ou caravane, au ras de la rivière pour pêche et repos. Le Loir, c’est ça !

Ceci nous conduit sans encombIMG_20150729_181801res au pont de traversée du Loir.

Nous sommes alors à Ruillé-sur-Loir, dans la Sarthe. Nous avons changé de département et de région. La logique des véloroutes est différentes et notre description s’arrête là.

A Ruillé, tous les commerces sont présents.


Remarques générales sur l’ensemble. 

La véloroute Vallée-du-Loir-à-Vélo bénéficie de nombreux atouts pour un tourisme à véIMG_20150725_180449lo. Les paysages adoucis, les routes calmes, l’absence de déclivités importantes devraient plaire à un public familial. Et puis favoriser les déplacements des autochtones, dans leurs loisirs ou leurs activités collectives, sportives ou de découvertes. En déplacements utilitaires sans doute aussi.

Il nous faut prendre un peu de recul pour mesurer tout cela.

Pour un transport familial, il convient de sécuriser certains tronçons où le trafic est trop rapide. A Troo la plateforme désaffectée peut permettre des promenades inédites aux résidents, mais aussi aux visiteurs souvent nombreux, au moins au pied du village. Des déplacements sécurisés d’enfants sont en jeu pour aller à l’école un peu sur les hauteurs.

Consultez notre rapport de Patrouille 150725VDLAVpatrouille pour améliorer la sécurité du parcours. Donnez vos remarques ici en bas!


QUELQUES LIENS UTILES

Peu de liens actuels vers le tronçon qui nous intéresse. Même www.marandoavelo.fr nous oublie pour l’instant.

Le Pays de Vendôme consacre une page au balades vélos.

Le carnet de route St Jacques-à-Vélo contient une page pour notre tronçon de V47.


Près de nous  : LA SARTHE offre une bonne palette de documents:

vallee_du_loir_a_velo(1) dans la Sarthe.

France Vélo Tourisme : La Sarthe-à-Vélo est un projet qui débouche sur des réalités concrètes.

Le Pays Vallée du Loir édite un mini-guide très pratique.

Une carte de la Sarthe-à-Vélo est consultable (et téléchargeable).


3 réflexions sur “V47 Vallée-du-Loir-à-Vélo. Premier aperçu

  1. Très bien l’itinéraire proposé de TROO à RUILLE S LOIR ,cela permet même en partie si cela se fait d’aller sur CHATEAU DU LOIR

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  2. Pas mal ton article. A propos de Troo

    Nr jeudi 22 avril 2010

    Trôo : la maire mortellement percutée La vitesse, la consommation d’alcool ou de stupéfiant ne sont pas en cause. Seulement… le soleil rasant de fin de journée. Il est aux environs de 18 h 20 mardi quand cet habitant de Sougé, un retraité de 82 ans, circule sur le CD 917 dans le sens Trôo-Sougé. Hors agglomération, au lieu-dit « Les Perrets », en pleine ligne droite, le conducteur est gêné par le soleil et ne voit pas la cycliste qui le précède. Le choc est brutal entre la Renault 19 et le deux-roues qui est projeté dans le fossé. Selon des témoins, le conducteur qui s’est arrêté, ne serait pas resté sur place, remontant dans son véhicule l’air totalement hagard. Aussitôt, les témoins appelaient les secours. Malheureusement, malgré l’intervention des pompiers de Sougé et de Montoire, le choc a été fatal à la cycliste, le maire de la commune de Troo, Christiane Morin, 56 ans (lire ci-dessous). C’est à son domicile à Sougé que les gendarmes retrouvaient le conducteur qui, très perturbé, avait du mal à comprendre ce qui venait de se passer. Entendu, après examen médical, il était placé en garde à vue à la compagnie de gendarmerie de Vendôme et, dans le cadre de l’enquête ouverte pour homicide involontaire, était présenté hier soir au parquet de Blois. Jusqu’à tard dans la soirée de mardi, les gendarmes de la brigade de Montoire, de Saint-Amand-Longpré, de Savigny ainsi que la brigade de recherche de Vendôme et la brigade motorisée de Vendôme étaient sur place. Le temps des relevés, une voie unique de circulation a été mise en place.

    Lors des dernières élections municipales, Christiane Morin avait été réélue sans coup férir avec un excellent score : Christiane Morin, 56 ans, infirmière en milieu scolaire, était très appréciée à Trôo dont elle était l’élue depuis 1983. Après des mandats de conseillère et d’adjointe, elle est devenue maire en 2001 et s’est consacrée à la rénovation du centre-bourg, dont elle était légitimement très fière. Mariée, mère de trois enfants, Christiane Morin ne laisse que des regrets : au téléphone, son premier adjoint, Alain Deniau, qui va expédier les affaires courantes en attendant l’élection au suffrage universel d’un nouveau (ou d’une nouvelle conseillère), ne peut cacher sa peine et Maurice Leroy, président du conseil général, qui la connaissait rappelle son « dynamisme, sa droiture et son investissement en faveur de sa commune ». « Elle n’avait pas choisi la facilité en portant le réaménagement de son village dans le style de la vallée du Loir et du patrimoine troglodytique, qui est très difficile à gérer. Je me souviens aussi qu’elle avait tenu à organiser une cérémonie en souvenir des enfants juifs qui avaient été cachés à Trôo pendant la Seconde Guerre mondiale. Je suis réellement très ému par sa disparition », conclut le député de Vendôme.

    NR 23 avril 2010

    “ Elle venait de sortir de la mairie… ” Jean Laurent est restaurateur en face de la mairie : « Je l’ai vue passer sur son vélo électrique, qu’elle avait acheté à sa retraite d’infirmière en milieu scolaire, on s’est dit bonjour. Quelques minutes après, j’ai vu passer des véhicules de gendarmerie et de pompiers. J’ai tout de suite appris que Mme Morin, qui rentrait chez elle, route de Sougé, avait été tuée dans un accident… ». De Christiane Morin, il ne dit que du bien. « Elle était avec les maires du canton qui sont allés à l’Assemblée nationale, et c’est elle qui mettait de l’ambiance dans le car. Et en 2001, lors des élections municipales, il y a eu des problèmes qu’elle a aplanis. A Trôo, on ne voyait qu’elle. Elle s’occupait de tout et de tout le monde. Quelle tristesse… ». Maurice Leroy s’entendait lui aussi très bien avec Christiane Morin et la saluait à chaque réunion de maires d’un jovial : « Je vous présente le maire de trop, non, de Trôo ». Quant au conducteur du véhicule, André Jouanneau, 82 ans, domicilié à Sougé, on pense qu’il a été ébloui par le soleil couchant et qu’il était perturbé par l’état de santé de sa femme, hospitalisée à Montoire, et à qui il venait de rendre visite. Il a été mis en garde à vue à la gendarmerie de Vendôme, présenté au parquet à Blois, remis en liberté jeudi matin et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de conduire une automobile. Les habitants de Trôo, même s’ils sont encore loin de cette préoccupation, devront enfin, dans quelques semaines, retourner aux urnes : avec le décès de Christiane Morin, le conseil ne compte en effet plus que huit membres sur onze. La règle exigeant qu’un conseil soit au complet pour élire son maire, les électeurs devront élire trois nouveaux conseillers. Et quand le conseil comptera onze membres, il se réunira pour élire son nouveau maire. H.A.

    L’adieu unanime à une femme de conviction Hier après-midi, sous un soleil de plomb, la place de la mairie était noire de monde pour l’hommage public rendu au maire décédée, Christiane Morin.

    Des anciens, des jeunes, des couples. Silencieusement, ils arrivent sur cette belle place de la mairie inondée de soleil. Silencieusement, ils rejoignent les rangs des concitoyens de Christiane Morin venus nombreux pour cet ultime adieu à leur maire. Derrière les autorités, les rangs grossissent avant l’arrivée du cercueil où est posée l’écharpe tricolore.

    “ Elle fonçait et bousculait les frilosités ”

    Le premier adjoint, la sénatrice, le député, le préfet prendront successivement la parole pour souligner le dynamisme et la force de conviction d’une élue qui défendait son village bec et ongles. Chacun avec ses mots, parfois étranglés dans la gorge. Alain Deniau louera la disponibilité, la jovialité de cette « animatrice d’équipe » qui « vouait à la mairie une vraie dévotion ». Jacqueline Gourault rappellera comment Christiane Morin « s’identifiait à Trôo, une commune pas comme les autres de par son histoire, son patrimoine, sa topographie. » Maurice Leroy s’attachera à l’« envie d’agir, à la bonne humeur » de celle qu’il appelait « Cri-Cri ». Philippe Galli s’engagera à apporter son soutien au projet du maire défunt : décrocher « le label de plus beau village de France », pour que « son dernier souhait puisse être exaucé rapidement. » Un très émouvant hommage public ponctué de quelques malaises dus à la chaleur qui précédait la cérémonie religieuse en la collégiale Saint-Martin-de-Trôo, suivie de l’inhumation dans l’intimité familiale. Christiane Morin, infirmière scolaire, avait été élue conseillère municipale en 1983, adjointe en 1989, maire en 2001. Agée de 56 ans, elle était mère de trois enfants. C’est mardi, en rentrant chez elle à vélo, de retour de la mairie, qu’elle a trouvé la mort. Édith Van Cutsem Régine Bariseel

    L’accident qui coûté la vie au maire jugé 09/06/2010 06:36

    Le procès de l’accident qui a coûté la vie le 20 avril dernier à Christiane Maurin, maire de Trôo (voir notre édition du 22 avril), s’est ouvert hier au tribunal correctionnel de Blois. Dans une salle d’audience pleine d’émotion contenue, Laeticia, fille de la victime, est venue à la barre témoigner de « l’épouse, la mère, la grand-mère souriante, la femme pleine de vie, de convictions de valeurs, combattante dynamique. Une femme engagée dans toute sa vie professionnelle pour lutter contre les risques et améliorer la sécurité des personnes ». La jeune femme a aussi expliqué que sa famille voulait tenter de comprendre « l’incompréhensible. Comment peut-on ne pas voir un vélo sur une ligne droite ? Comment peut-on ne pas se rendre compte d’un choc, comment peut-on partir peu après un accident mortel sans considérer l’humain qui est là, inanimé ? » L’avocat de la famille, M e Fouriscot a demandé que seul le droit soit dit dans cette affaire. « Ce n’est pas le procès de l’âge du prévenu qui est en jeu, ni le procès du soleil », a-t-il lancé. Le conducteur avait dit avoir été ébloui. Pour le ministère public, les 82 ans d’André Jouanneau étaient bien en jeu. « La vieillesse a ralenti les réflexes et on peut penser que celle-ci est responsable de l’inattention », a-t-il relevé avant de requérir six mois de prison et la suspension de son permis de conduire pour une durée d’un an. M e Audeval, conseil du prévenu, a quant à elle pointé le côté « difficile de cette affaire. Il n’y a pas un seul jour où il ne pense pas à la douleur de la famille Maurin, où il ne pense qu’il a tué quelqu’un. Le soleil a joué un rôle important dans cette affaire ». Elle a également dressé le portrait d’un grand-père attentionné, qui a élevé ses trois petits-enfants après le décès de sa fille, d’un mari aimant qui visite sa femme hospitalisée à Montoire pour un cancer et qui en revenait le jour du drame. M e Audeval a également rapporté que depuis ce drame, André Jouanneau ne touche plus un volant et est suivi par un psychiatre. Après le délibéré, le président aussi saisi par l’émotion a prononcé le jugement : six mois de prison avec sursis, annulation du permis de conduire avec interdiction de le repasser dans un délai de deux ans. D.T.

    Date: Sun, 26 Jul 2015 21:00:43 +0000 To: carljluc@hotmail.com

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